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Nouvelle 1 : Agadé

- J'ai bien l'impression qu'on n'a pas avancé d'un pouce depuis hier... Malédiction!" L'homme cracha. En tout cas il essaya. Il s'étouffa à moitié avec le sable qui lui criblait le visage par rafales. Génial, encore plus de sable, pesta-t'il intérieurement en toussant.
- Difficile d'avoir l'impression d'aller nulle part avec toutes ces dunes. Heureusement que le baron sait lire une carte! Et puis pense à la paye, Otto... L'aristo est tellement pressé d'avoir son nom en première page des journaux qu'il a promis de doubler le salaire de tous les gars une fois rentrés, si on arrive aux ruines avant trois jours.
- Si on y arrive un jour, Hans." Otto tourna le dos au désert - là, au loin, un petit point scintillait par intermittence, à moitié englouti par le sable. La destination de leur voyage - et la fin du calvaire, le concernant. "Et j'en ai marre de boire de l'eau bouillie! J'ai l'impression de boire ma pisse, encore et encore..."
Hans rit en lui filant une claque sur le bras : "hé bien, si on allait en reprendre une rasade? C'est l'heure du repas de toute façon. On aura qu'à parler de toutes les chopes de bières qu'on sifflera à Worms avec la paye du baron!"

Dans sa tente, le baron Gropius dinait seul, assis sur un tabouret pliable en peau de chèvre. Si Mère le voyait! Sale, la figure chiffonnée - il pelait du nez et des oreilles en plus- il flottait désormais dans ses vêtements, pourtant coupés sur mesure avant son départ.
Jamais il n'avait été aussi heureux. Dans deux, trois jours - pas plus, l'eau allait manquer, et il n'avait aucune envie d'en être réduit à boire sa propre urine en dernier recours, comme avait raconté l'avoir déjà fait leur guide - il aurait son nom gravé au panthéon des plus grands explorateurs du Reich, de toute l'Europe entière même!
Agadé... La capitale du légendaire Sargon, roi d'Akkad. Le premier empire à avoir jamais existé.
Et lui, Bartolomeo Gropius, quarante-deuxième baron de Paderborn, descendant en droite ligne par les mâles de l'archevêque de Mayence, en resterait pour toujours le découvreur, celui qui l'aura fait sortir des limbes pour faire une entrée fracassante dans l'Histoire! Bientôt, son étoile éclipserait même ses plus illustres aïeux. Mais d'abord, il devait dormir et recouvrer ses forces. Il s'endormit en serrant amoureusement la vieille carte contre lui, des rêves de gloire plein la tête.


- Allez, Hans... Bordel!"
Son ami à moitié effondré contre son épaule tel un marin ivre, Otto réussit à atteindre la crête qui surplombait la cité ruinée. Il tomba à genoux, attirant dans sa chute Hans, qui le plaqua au sol. Celui-ci ne bougea plus, et Otto connut un instant de panique, vite effacé par les battements de coeur de son ami, lents mais réguliers, qui cognaient contre sa propre cage thoracique. Enfin! Ils y étaient arrivés, à cette satanée ville. Il entendit les pas heurtés du baron et le piétinement doux de leur guide, Salim, quand ceux-ci le dépassèrent pour admirer ce qui fut autrefois la plus grande ville du monde antique.
- Enfin... Agadé... Agadé!" Le baron contemplait la vision qui lui apporterait l'immortalité dans les livres d'histoire. Les poings serrés tendus vers le ciel, son visage était rejeté en arrière; il pleurait ouvertement; Otto passa sa langue gonflée contre ses lèvres craquelées en imaginant le contact de ces gouttes salées sur son palais desséché. A cet instant, elles étaient plus désirables que toutes les bières qu'il avait jamais ingurgitées.
- Her baron, fit le guide en jetant des regards apeurés de tous les côtés. Faites moins de bruit, s'il vous plait."
Sans l'écouter, toujours pleurant comme un enfant, Bartolomeo Gropius commença à dévaler la pente. Le bout de rocher contre lequel il buta l'envoya rouler au fond de la combe et s'étaler comme une étoile de mer dans un nuage de sable et de poussière.
- Ouille! gémit-il en ouvrant les yeux. La poussière l'empêchait de voir. Il tendit une main qui rencontra quelque chose de plus mou que la pierre. Il leva la tête et vit sa main molle et rose accrochée à une cheville chaussée de sandales en cuir marron. Plus haut, une longue robe d'un blanc écru, et le visage ridé d'un homme qui le regardait sans plaisir avec des yeux noirs et brillants. Ses cheveux étaient d'argent et sa courte barbe d'un blanc plus pur que sa robe; il avait la peau aussi brune qu'une vieille noix.
- Un bédouin, ici! s'exclama le baron, surpris. C'est impossible, personne ne connait l'emplacement d'Agadé..." Il fut brutalement remis sur pieds par deux hommes sortis de nulle part qui portaient les mêmes robes que le premier. Quand la poussière retomba, il aperçut pendant une fraction de secondes les ruines légendaires : la ziggourat que l'on devait apercevoir à des kilomètres à la ronde à l'époque de sa splendeur, les portes majestueusement crènelées d'un mur d'enceinte. Et...là! La statue de Sargon le Grand, sa couronne conique posée sur ses boucles sombres. Deux yeux de lapis lazuli et de nacre le regardaient sévèrement. Un grand soupir monta alors de la combe, et la vision disparut, emportée par le vent du désert. Clignant des yeux, il vit l'homme devant lui en train de manipuler un gros cristal de roche blanc, avant de le faire disparaître dans sa robe.
- Mais.... Mais... balbutia le baron. Agadé... La cité du roi Sargon...
- N'existe pas, le coupa sèchement le bédouin avec un accent qui le faisait un peu zozoter. Si même elle a jamais existé autrement que dans vos rêves.
- Non! Impossible... La carte! Regardez..." Et avec un geste né du désespoir, il échappa à l'étreinte de son garde et sortit de l'intérieur de son gilet en lambeaux une carte pliée et tachée. "Tout concorde! Vous n'arriverez pas à la garder cachée pour toujours! Vous verrez, à mon retour je..."
Le bruit de la gifle que le chef assena au baron claqua comme un coup de fusil. Il ne l'avait pas frappé fort. C'était même la nonchalance de son geste qui était choquante. Le visage du baron était rouge de fureur et d'indignation. Personne n'avait jamais levé la main sur lui. Mais l'autre n'en n'avait pas fini. Il arracha la carte des mains du baron, la déchira en deux, puis en quatre et en huit, et jeta les morceaux au vent.
- Vous êtes fous! lança Gropius en se tenant toujours la joue.
- Silence!" le baron recula comme s'il l'avait de nouveau frappé. L'homme se frotta le menton comme s'il répugnait à dire ce qui suivit : "vous ne verrez jamais la Cité d'Or. Mais vous aurez au moins la satisfaction de participer à une de nos cérémonies les plus anciennes et sacrées. Emmenez-le dans le mastaba!" dit-il ensuite en s'adressant à ses hommes.
- Je vous interdis! Je suis baron à la cour de l'Empereur! Arrêtez! Non! Le monde doit savoir..." Les cris de Gropius allèrent en diminuant alors qu'il était trainé vers une entrée sombre qui s'enfonçait dans la montagne. Le bédouin vit qu'on lui faisait signe en haut de la combe. Il rejoignit le reste de ses hommes.

Plus haut, Otto avait à peine prêté attention aux cris du baron (qu'il ne devait plus jamais revoir. En fait, il oublierait jusqu'à tout souvenir d'être venu sur cette terre maudite). Trop épuisé et déshydraté, il ne se débattit pas quand deux bras maigres et musclés le redressèrent sur les genoux, laissant Hans recroquevillé par terre, plus proche du coma qu'endormi. Accroupi face à lui, un homme le jaugeait du regard. Salim était debout derrière lui, libre de ses mouvements mais serré de près par trois hommes voilés dont on ne voyait que la peau autour de leur yeux, une peau sombre tannée par le soleil.
- Qu'est... que... Pourquoi vous avez emmené le baron? Vous allez lui faire quoi?" L'homme le regarda un moment sans rien dire. Otto ne savait pas si l'autre pensait qu'il s'inquiétait sincèrement de la santé du vieux. Pour lui, c'était surtout la prime promise qui disparaissait en même temps que l'aristocrate moustachu.
- Tu ne peux plus rien faire pour ton maître. Il avait un pied dans Sheol dès qu'il a foulé cette terre. Il en paiera le prix de la seule manière possible. Avec sa vie.
- Mais... C'est... un crime! expira Hans d'un ton pâteux. Il avait repris conscience! Pauvre gars, qu'il était pâle sous son bronzage! Mais au moins il est conscient, pensa avec soulagement Otto.
L'homme acquiesça gravement de la tête. "Oui, étranger. Un crime. Mais nécéssaire. Car ici se tient un sanctuaire, plus vieux de centaines d'années que tout ce que les hommes ont pu bâtir depuis. Et nous en sommes les gardiens, interdisant son accès à tout homme qui aurait l'inconscience de s'y aventurer."
Otto était près de se pisser dessus - ou pire - mais il devait poser la question: "et nous? Vous allez aussi nous...sacrifier?" C'était trop dur à supporter. Il se mit à claquer des dents. Pourquoi faisait-il aussi froid, tout d'un coup?
Quand l'homme sortit quelque chose de sa robe, il crut sa dernière heure arriver. A côté, comme si le fait de parler avait épuisé ses dernières forces, Hans se tenait la tête pendante, plus soutenu que retenu par les deux hommes qui le ceinturaient.
- Doucement, l'étranger! fit le bédouin. Je ne vais rien vous faire, à vous deux. Je vais même faire mieux." Il secoua la gourde qu'il avait à la main. Elle glouglouta d'un bruit prometteur qui fit lui fit monter les larmes aux yeux. "Pour vous : l'oubli. Et un petit dédommagement".
Salim s'avança et sorti une bourse de sa poche. Il en préleva une dizaine de pièces en or, des marks de l'Empire! Il en fourra cinq dans la poche d'Otto, et en fit autant avec Hans, inconscient. S'il sortait vivant d'ici, c'était plus que tout ce qu'Otto aurait pu espérer gagner en travaillant avec le baron.
- Bois! ordonna le bédouin. Sans plus discuter, Otto prit à deux mains la gourde qu'il lui tendait. Il faillit s'étouffer à la première gorgée. C'était un peu sucré, acide, et aussi frais que l'eau d'un ruisseau ombragé. On réussit à tenir Hans suffisamment éveillé pour qu'il ait sa dose lui aussi. Très vite, Otto se sentit partir en arrière, comme tiré par un câble harponné sur son crâne. La dernière image dont il se souvint avant de sombrer fut celle de lui et Hans, attablé à une longue table en bois, une fille aux tresses blondes sur les genoux, une énorme chope en étain pleine de mousse dans une main, l'autre s'attardant sur les courbes généreuses de la fraulein en costume traditionnel.

- Je m'assurerai qu'ils soient dans le premier vapeur à destination de Hambourg, monsieur Ibrahim, dit Salim en s'inclinant profondément.
- Bien. Prends vingt pièces pour toi et laisse le reste à Homri. Il te donnera une nouvelle carte, vu que j'ai déchirée celle que le baron avait "trouvé".
- Très bien. Vous êtes très généreux, monsieur. Et je pourrais avoir besoin de la carte assez vite.
- Ah bon?
Salim eut un rire nerveux. "Oui! Un groupe de Français vient d'arriver en ville. Et ils crient sur les toits qu'ils sont à la recherche de l'Atlantide!
- Parfait. Sois convaincant alors. Je risque d'avoir besoin d'un nouvel...arrivage bientôt. Les temps sont durs... ajouta-t'il à mi-voix pour lui-même.
- Comptez sur moi, monsieur!
- Va voir Homri. Emprunte-lui deux bêtes. Puis pars d'ici."

La nuit était tombée.
Ibrahim avait de nouveau sorti le cristal de sa poche : il regardait d'un oeil critique la ziggourat qui le dominait, grand bloc de briques crues de la couleur du désert. Mais l'illusion n'était pas parfaite. Un côté de la ziggourat ondulait, laissant voir à travers le paysage de dunes et les massifs de grès rose. La "construction" ne durerait plus longtemps. Il en parlerait à Sin cette nuit. Vu le prix qu'ils payaient, lui et ses Bédouins avaient le droit d'être exigeants. Mais il savait aussi que Sin lui ferait payer sa demande un prix indécent. Pourquoi son père ne l'avait jamais prévenu que les Djinns étaient aussi durs en affaires...

- Ils sont arrivés, Ibrahim. Sin t'attend près du feu.
- Et l'urne?
- Je l'ai avec moi.
- Bien. Va rejoindre les autres, Homri. Je ne serai pas long." Il prit le vase en terre cuite des mains de son gendre. Il rangea le cristal, et le mirage disparut une nouvelle fois. Il apercevait la longue silhouette de Sin, pliée en deux devant le feu. Impossible de le confondre avec un homme de son camp. Le Djinn ne le quittait pas des yeux.
- Bonsoir Sin, dit Ibrahim en arrivant près du feu.
L'homme assis se contenta d'un signe de la tête. "Le paiement?" demanda-t'il en regardant le vase que tenait le bédouin.
- La deuxième moitié. En m'excusant encore du retard". Il s'inclina en lui tendant l'urne.
- Le sacrifice au dieu Lune?
- ... a été fait dans les règles, termina Ibrahim. Mais j'ai un problème", ajouta-t'il alors que Sin posait l'urne à ses pieds. Il sortit son cristal de sa robe et le tendit au Djinn.
- Oui..." dit celui-ci en le prenant entre ses longs doigts en pattes d'araignée. Il caressa la fêlure qui courait de biais sur quelques centimètres de la face du cristal.
- Je sais que nous n'avons pas de quoi payer maintenant pour les réparations, mais si vous pouviez attendre quelques semaines, de devrais pouvoir..."
Sin leva sa main gracile et Ibrahim se tut. Le Djinn cueillit alors une petite poignée de sable qu'il déversa sur la fissure. Puis, ses deux mains pressées contre la pierre, il poussa un son de flute aigu. Une vive lueur jaillit du cristal à travers ses doigts et éclipsa un instant la lumière jaune du feu. Sin tendit le cristal à Ibrahim. Il s'essuya les mains sur sa tunique, envoyant des paillettes brillantes voler au dessus du feu.
Le bédouin examinait le cristal. La fêlure avait disparu comme si elle n'avait jamais été là. "Magnifique. Et pour le paiement?
- Tu ne nous dois rien. La pierre avait une impureté - petite mais fatale - c'est à nous qu'incombe la faute. Elle devrait durer quelques années désormais. Quant à attendre quelques semaines... Je suis aussi venu te dire ceci : moi et les miens nous partons.

Ibrahim laissa la réponse de Sin faire son chemin. De toute sa vie (et plus loin encore), les Djinns avaient toujours fait partie de ces choses, non pas banales - les visites de Sin n'étaient pas si fréquentes - qui lui paraissaient normales.
- Vous partez? Mais pourquoi?
- La guerre, évidemment. Encore et toujours. Le vent du Nord apporte avec lui l'odeur du sang et de la poudre, de ces canons à feu qui nous brûlent comme les papillons dans une flamme.
- Combien de temps serez-vous absents?
- Tu ne me reverras pas, Bédouin." Le regard de Sin se perdit dans le feu de camp. "Nous allons retourner dans l'Est. Les sceaux des anciens sanctuaires sont encore solides, là-bas. Et une fois l'orage passé... Qui sait? L'Hindukush? Les Cités-Mortes d'Harappa?"
Ibrahim n'avait aucune idée des endroits dont parlait Sin. Mais si les Djinns partaient, la vie allait être très dure ici. Et elle l'était déjà suffisamment pour qu'il retienne un gémissement en pensant au futur. "Vous allez nous manquer, et je ne parle pas que de ça." Il fit tourner dans sa main le cristal de roche. La cité qui semblait flotter à l'intérieur, quoique minuscule, était parfaite dans ses moindres détails.
Sin eut presque l'air pensif en lui répondant (en même temps, difficile de deviner à quoi il pouvait penser en regardant son visage plat presque sans relief et ses yeux sans paupières. "Pourquoi ne pas partir avec nous vers l'Est dans ce cas? dit-il lentement, comme s'il n'était pas sûr de ce qu'il proposait. Vous nous accompagneriez pendant la première partie de notre voyage, à la façon des anciens qui faisaient venir à Akkad des marchandises des quatre coins de l'Empire.
- C'est loin, l'Est!" Ibrahim se sentait vieux et usé. Il en voulait à Sin des nouvelles qu'il lui avait rapportées. Sin et ses semblables, qui ne changeaient pas, ne vieillissaient pas. Ce rappel de sa propre mortalité - et la guerre! Pas ici. Pas maintenant! - lui fit brusquement souhaiter que ces Djinns décampent sur le champ et qu'il n'en entende plus parler. Puis il se reprit. "Avant, peut-être. Mais c'est ici, chez moi, maintenant. Et la petite Ziporra en est à huit mois."
- Je t'aime bien, Ibrahim, fit Sin après un silence. Tiens", dit-il presque brutalement en se levant. Il lui tendit un quartz rosé. "Un cadeau d'adieu. Ça n'arrêtera pas une armée. Mais si toi et les tiens vous avez besoin de vous cacher pendant quelque temps; utilise-là.
Ibrahim examina le cristal. Il était magnifique, de la forme d'une fleur ouverte. "Qu'est-ce que c'est?
- Un mirage, bien sûr. Mais il ne te servira à rien pour ton "commerce". Dans un rayon de deux cent pieds par contre, il offre une image parfaite du paysage, mais tous ceux qui se tiennent à l'intérieur de son champ sont invisibles pour des observateurs... ou des éclaireurs ennemis.
- Incroyable... Merci. Et pour l'activer?
- Il suffit d'arracher un pétale et de le tenir dans la main. L'effet est limité dans le temps -quelques heures, pas plus!- aussi utilise-le avec sagesse.
- C'est mon deuxième prénom!
- Bien sûr." Sin venait-il vraiment de mettre une pointe d'ironie dans sa réponse? "Si vous restez, continua-t'il, je n'ai plus rien à faire ici. Moi et les miens nous partons. Cette nuit." L'urne reposait au creux de son bras.

Dix minutes plus tard, les Djinns se tenaient tous face à Ibrahim et son campement.
- C'est l'heure. Prends soin des tiens... Mon ami.
- Bonne chance à vous!" Et, pour la première et dernière fois, Ibrahim serra la main de Sin. Le contact lui fit penser à un paquet de brindilles de glace enrobées d'une fine peau du cuir le plus fin et doux.
Tout le monde leur cria au revoir. S'ils répondirent d'un hochement de tête, les autres Djinns restèrent muets. Sin avait été le seul à avoir jamais parlé aux bédouins d'ailleurs. Ibrahim se demanda s'ils obéissaient à une sorte de hiérarchie, ou s'ils ne voyaient juste pas l'intérêt de leur répondre.
Il n'aurait plus la réponse à cette question : Sin brandit soudain l'urne : il la fit tourner huit fois au dessus de sa tête, puis il la jeta violemment par terre. Des litres de sang en jaillirent quand elle se brisa - le sang de Bartolomeo Gropius : il recouvrit entièrement les Djinns, mais glissa sur leurs vêtements - des tuniques noires moulantes qui soulignait la minceur inhumaine de leur corps - comme du mercure liquide pour s'infiltrer dans les pores de leur peau livide, se diluant pour y laisser seulement une légère touche de rose. Un grand vent se leva, et tous durent rabattre leur foulard devant le visage. Ibrahim vit les silhouettes des huit Djinns s'étirer et perdre de leur épaisseur. Sin leva une dernière fois la main, puis ses vêtements glissèrent au sol. La petite fille d'Ibrahim poussa un cri de surprise et de joie. Huit colonnes de poussière jaillirent et s'élevèrent dans le ciel. A une grande hauteur, elles parurent lutter un instant contre le vent qui soufflait du Nord, puis elles prirent la direction de l'Est, leurs trainées scintillant comme des queues de comètes derrière elles.
Le silence retomba dans le campement. Tout le monde regagnait déjà sa tente. Ils devraient se lever tôt demain. Mais Najia n'avait pas sommeil. "Une histoire, grand-père!" cria-t'elle. Il lui jeta un regard menaçant, mais elle lui tira la langue. "Bon, soupira-t'il. Je vais te raconter la légende du dieu de la Lune et du pêcheur, d'accord?"
- Oh oui! Elle est longue?
- Très." Tout en caressant la rose de cristal dans sa poche, il prit sa petite fille par la main et souleva le rabat de sa tente. Une pensée fugace l'assaillit : ce baron, avait-il eu une famille? Bah! Il n'aurait jamais dû la quitter, voilà tout. Risquer de tout perdre pour aller chasser un mirage... Quel idiot.
D'un haussement d'épaules, il jeta un voile sur ses remords en même temps que le coin de la tente retombait derrière lui.
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Une mare.
Une mare pleine de têtards et de volatiles tournant en rond, sans fin.
Une eau profonde et froide qui avait des relents marécageux.

Balançant de la fine chapelure de pain, Ida couvait une sorte d’existentialisme primaire lorsque je l’observais ainsi, pendant des heures, agenouillée sur l’herbe bordant la mare, à émietter du pain rassis.
Sans jamais s’apercevoir de ma présence, je consultais les nombreux Oracles en ma possession pour répondre à ses questions pressantes. « Le Mat m’a montré la Voie », comme elle aimait le raconter dans ses dîners mondains. Ses paroles me revenaient en mémoire comme un rêve décentré, comme une odeur de mandarine dans un train lancé à pleine vitesse et bien sûr sans conducteur.
Après la promenade au parc, je devais lui parler des futurs désastres qui allaient décimer le monde entier, c’était pour bientôt !
Un grand châtaignier face à grande demeure bourgeoise avait vécu ici des lustres. Mais de guerre lasse, il avait fini par capituler, à force de nous entendre.
Etait-ce un dialogue ? En réalité, j’étais son seul divertissement, ce qui –au début- m’imaginais être utile. Mais un bouffon n’a de pouvoir que dans le jeu, hors contexte il n’est pas assez brillant pour se glisser au plus haut sommet de la hiérarchie.

Ida était une sado-machiavéliste qui ne croyait pas au bonheur commun et encore moins au bonheur individuel. Elle aimait souvent dire –et c’est vrai- qu’elle était devenue superstitieuse à cause de moi. Je lui avais montré une direction, la première fois qu’on s’était rencontré et cette direction s’était avérée malheureuse. Cependant mes prédictions étaient toujours justes.
Un ensemble de sensations prémonitoires me parcouraient l’échine à tout moment et je la tenais informée aussitôt, ce qui, à force d’annoncer de funestes messages, la réconfortaient dans l’idée que le Bonheur n’était pas pour nous, ici-bas. C’était un puissant vomitif, qu’on digérait parfois, tant bien que mal. Mais ça ne durait pas et nos entrailles nous déchiraient tellement qu’il ressortait aussi vite qu’il était entré.

Ida avait une destinée qui sentait le souffre et la seule carte de Tarot qui valait le coup pour elle, c’était moi : le Mat, triste gueux, l’œil fou et la dérision au cœur. Pourquoi autant de personnes crédules tombaient dans mon escarcelle alors que je n’existais même pas ? Quelle solitude et quel panard !


Dernière édition par Administration le Mar 14 Fév - 2:45, édité 2 fois


La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi.
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d4e7e5
#D0E3E1!


Dernière édition par Administration le Mar 14 Fév - 2:46, édité 4 fois (Raison : test éditer)
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Bonjour tout le monde,

Je ne vais pas me casser la tête, je vais suivre la présentation conseillée (espérant ne rien rater d'important, je ne voudrais pas vous empêcher de me connaître dans les moindres détails).

Je m'appelle Anthony, j'habite en banlieue parisienne, dans une petite ville tranquille où rien ne se passe et où rien ne peut se passer.  Je suis un jeune homme qui se bat régulièrement avec sa touffe de cheveux pour qu'elle ressemble à quelque chose, sous laquelle on peut découvrir un garçon timide, calme, sérieux, procrastinateur, rêveur... Je suis actuellement en khâgne lettres modernes et j'espère entrer par la suite en école de traduction.

Mon auteur préféré, que dis-je, mon maître absolu est Stephen King. Je suis tombé amoureux de son style quand j'étais au collège avec Ca et Carrie. Mon livre préféré est La Chartreuse de Parme de Stendhal (quelque chose me plaît dans l'ambiance de ce roman). Il n'y a pas d'auteur que je déteste. Je dirais que je respecte le travail d'un écrivain à partir du moment où il a fait un effort.

Sinon, j'aime évidemment lire mais aussi écouter de la musique (c'en est même devenu une drogue). Je joue également du piano depuis quelques années. J'aime aussi dormir (ça fait feignant, mais bon, je m'assume), et sortir pour découvrir des endroits que je ne connaissais absolument pas. Je me comporte comme un enfant qui va pour la première fois à Disneyland.

Du côté de mes écrits, j'avais tendance à aller dans le fantastique, peut-être un peu la fantasy, mais je tente de découvrir d'autres genres ou d'autres façons de composer un récit. Je ne pense pas toucher un jour au polar : c'est un genre qui ne m'attire pas du tout. Ni à l'eau de rose, quoique...

Je ne suis pas personnellement un grand fan de cinéma mais j'aime beaucoup les comédies musicales. Ma préférée, pour le moment, est Rent que j'ai découverte il y a deux ou trois mois. De même pour les séries, mais je me souviens avoir pas mal suivi Desperate Housewives, un peu Dr House, et beaucoup Glee (encore une comédie musicale). Par contre, je suis un grand fan de manga et mes préférés sont Death Note et Vision d'Escaflowne. Et je connais par coeur K-ON également. Je suis un grand fan de musique, donc j'écoute un peu de tout. Avant, j'écoutais beaucoup d'Evanescence mais ça s'est calmé ces derniers temps. J'aime bien le rock en général et j'écoute pas mal de musiques japonaises. Mon groupe préféré est un groupe japonais justement : Sound Horizon.

J'ai décidé de m'inscrire sur un forum d'écriture parce que ça fait longtemps que j'écris, mais j'ai dû arrêter pendant un moment par manque de temps et de motivation. Je décide maintenant de reprendre l'aventure et d'aboutir vers quelque chose de potable. Je vais poster avant tout des nouvelles et commenter les oeuvres des autres. Et pourquoi pas, tenter d'écrire un roman... un jour... si j'ai le courage.


Dernière édition par Administration le Sam 15 Aoû - 14:44, édité 2 fois (Raison : Test éditer)



Mon roman en cours : Le syndicat des femmes libérées
Dernière mise à jour : 03/08/2015
"Tes tirets cadratins, ils sont nets comme un
rail de coke aligné par Kate Moss."
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Hobbes a écrit:
Bonjour tout le monde,

Je ne vais pas me casser la tête, je vais suivre la présentation conseillée (espérant ne rien rater d'important, je ne voudrais pas vous empêcher de me connaître dans les moindres détails).

Je m'appelle Anthony, j'habite en banlieue parisienne, dans une petite ville tranquille où rien ne se passe et où rien ne peut se passer.  Je suis un jeune homme qui se bat régulièrement avec sa touffe de cheveux pour qu'elle ressemble à quelque chose, sous laquelle on peut découvrir un garçon timide, calme, sérieux, procrastinateur, rêveur... Je suis actuellement en khâgne lettres modernes et j'espère entrer par la suite en école de traduction.

Mon auteur préféré, que dis-je, mon maître absolu est Stephen King. Je suis tombé amoureux de son style quand j'étais au collège avec Ca et Carrie. Mon livre préféré est La Chartreuse de Parme de Stendhal (quelque chose me plaît dans l'ambiance de ce roman). Il n'y a pas d'auteur que je déteste. Je dirais que je respecte le travail d'un écrivain à partir du moment où il a fait un effort.

Sinon, j'aime évidemment lire mais aussi écouter de la musique (c'en est même devenu une drogue). Je joue également du piano depuis quelques années. J'aime aussi dormir (ça fait feignant, mais bon, je m'assume), et sortir pour découvrir des endroits que je ne connaissais absolument pas. Je me comporte comme un enfant qui va pour la première fois à Disneyland.

Du côté de mes écrits, j'avais tendance à aller dans le fantastique, peut-être un peu la fantasy, mais je tente de découvrir d'autres genres ou d'autres façons de composer un récit. Je ne pense pas toucher un jour au polar : c'est un genre qui ne m'attire pas du tout. Ni à l'eau de rose, quoique...

Je ne suis pas personnellement un grand fan de cinéma mais j'aime beaucoup les comédies musicales. Ma préférée, pour le moment, est Rent que j'ai découverte il y a deux ou trois mois. De même pour les séries, mais je me souviens avoir pas mal suivi Desperate Housewives, un peu Dr House, et beaucoup Glee (encore une comédie musicale). Par contre, je suis un grand fan de manga et mes préférés sont Death Note et Vision d'Escaflowne. Et je connais par coeur K-ON également. Je suis un grand fan de musique, donc j'écoute un peu de tout. Avant, j'écoutais beaucoup d'Evanescence mais ça s'est calmé ces derniers temps. J'aime bien le rock en général et j'écoute pas mal de musiques japonaises. Mon groupe préféré est un groupe japonais justement : Sound Horizon.

J'ai décidé de m'inscrire sur un forum d'écriture parce que ça fait longtemps que j'écris, mais j'ai dû arrêter pendant un moment par manque de temps et de motivation. Je décide maintenant de reprendre l'aventure et d'aboutir vers quelque chose de potable. Je vais poster avant tout des nouvelles et commenter les oeuvres des autres. Et pourquoi pas, tenter d'écrire un roman... un jour... si j'ai le courage.


La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi.
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Autre test.


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Deuxième page.


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On continue.


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RESPECT THAT BOW DOWN BITCHES.


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Bientôt ?


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Toujours pas.


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Maintenant ?


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Et là ?


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Bon.


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Spoiler:
 


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Il faut quand même écrire beaucoup pour vérifier autre chose.
Il faut quand même écrire beaucoup pour vérifier autre chose.
Il faut quand même écrire beaucoup pour vérifier autre chose.
Il faut quand même écrire beaucoup pour vérifier autre chose.
Il faut quand même écrire beaucoup pour vérifier autre chose.
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Code:
Salut, c'est du code.

Salut, c'est un spoiler:
 

Citation :
Salut, c'est une citation.


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